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Histoire

« Ogy est un petit village situé entre Lessines et Flobecq. Son nom est cité pour la première fois en l’an 1007 dans un cartulaire des Comtes de Flandre. L’origine de ce nom reste controversée. Pour certains, il dériverait du patronyme du premier propriétaire du lieu, un certain Ogier (ou Ogy, Ogi ou Ogé), pour d’autres, ce nom serait associé à Saint Blaise, vénéré à Ogy pour les maux des yeux (Ogium). En 1057, Liétbert, évêque de Cambrai et d’Arras donna au chapitre de Cambrai ses possessions situées dans le village. Ce n’est qu’en 1180 que le pape Alexandre III confirma audit chapitre ces possessions ogyciennes.

Il est nécessaire de signaler un élément qui va déterminer toute l’histoire du village. A Ogy, il n’y avait pas une mais deux seigneuries. L’une dépendait du chapitre de Cambrai qui siégeait en une ferme au Hameau de Remenpont mais dont il ne subsiste aucun vestige. L’autre dépendait du comte de Flandre et était intégrée dans les terres de Lessines-Flobecq. Cette dualité au sein d’un même village a causé de nombreux conflits, réglés par des accords qui étaient rarement respectés. Ce n’est donc pas sans raison que les terres de Lessines-Flobecq ont été appelées Terres de débats. En 1515, pour mettre fin à ces litiges incessants, Charles Quint plaça ces terres sous séquestre. Ce n’est qu’en 1737 que le problème a été définitivement réglé, les Terres de Lessines-Flobecq passant sous l’autorité pleine et entière du Comte de Hainaut.

Au XIXe siècle, Ogy était devenu un village de plus de mille habitants, avec son administration propre composée d’un bourgmestre, de deux échevins et de cinq conseillers. Cette situation subsista jusqu’à la fusion des communes la nuit du 31 décembre 1976 au 1er janvier 1977 où Ogy est intégré à la nouvelle entité de Lessines.

La vocation agricole d’Ogy s’est toujours affirmée. Le sol, fertile, permet de nombreuses cultures : si l’orge et le colza ont disparu, les céréales et la betterave ont toujours eu un bon rendement. Et n’oublions pas la culture de la chicorée et des plantes médicinales, qui ont fait la prospérité des quelques communes environnantes. » (*)

(*) Extrait du fascicule « ruelles et sentiers d’ogy » rédigé par Catherine Thomas et Julia Nessu.